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    La révolution portugaise : La liberté d'expression le garant de la démocratie








    Le gouvernement de Santana Lopes
censure publiquement un chroniqueur de télévision au Portugal

    "S'il y a des atteintes auxquelles personne, et de surcroît aucun média ne peut rester insensible, c'est bien à l'atteinte à la liberté d'expression, car cette liberté-là est le premier étalon de mesure d'une démocratie.Portugalmania en tant que média, ne peut que s'indigner contre toute atteinte à cette liberté essentielle, d'autant plus dans un pays comme le Portugal, que la constitution a proclamé démocratique".8 octobre 2004 - Portugalmania - Mario Pontific
    Le Portugal est-il
     encore un pays libre ?



                       
    Santana Lopes
    Le gouvernement de Santana Lopes, actuel premier ministre du Portugal, a commis une grave atteinte envers la liberté d'expression d'un chroniqueur télévisé dans l'exercice de ses fonctions.
    La question a soulevé une crise partout au Portugal, créant stupéfaction, indignation et maints remous, allant jusqu'à mettre l'assemblée nationale en branle.
    S'il existe des organes de communication portugais "à la patte" du gouvernement de Santana Lopes et qui plus est, subissant son influence, cela signifie que la censure est revenue et que la liberté d'expression est désormais bafouée au Portugal.
    Le retour des fantômes ?
La notion-même de démocratie est-elle remise en question ? Le Portugal, pays de l'Union Européenne, s'étant donc officiellement prononcé pour la liberté d'expression, retourne-t-il 30 ans en arrière, à l'époque où l'état totalitaire alors en place, contrôlait les médias et instaurait la censure ?
    Ces "tristes fantômes d'antan" planent d'autant plus sur le Portugal, que pour que l'ex-premier ministre José manuel Durao Barroso (nommé récemment pour la présidence de la commission Européenne), arrivé au pouvoir en 2002 au Portugal, son parti PSD / centre droit a du s'allier avec un parti d'extrême droite pour parvenir à atteindre une majorité à l'assemblée nationale. Cette alliance persiste aujourd'hui, tant à l'assemblée que dans le gouvernement de l'actuel premier ministre M. Santana Lopes, successeur de M. Durao Barroso.
    LES FAITS...
                      Lors de sa dernière émission télévisée dimanche dernier sur la chaîne portugaise TVI, le chroniqueur Marcelo Rebelo de Sousa a émis dans sa chronique hebdomadaire, des propos nettement défavorables au gouvernement de Santana Lopes actuellement en place.
                      Après l'émission, le ministre portugais des affaires parlementaires Rui Gomes da Silva, s'est indigné publiquement de la teneur de la chronique télévisée en question, est intervenu publiquement afin de contester les propos tenus par le commentateur, et a demandé l'intervention de la haute autorité de communication portugaise.
                      Deux jours après, le Président de la société Media Capital, principal actionnaire de la chaîne télévisée TVI, sollicita une entrevue privée avec le chroniqueur Marcelo Rebelo de Sousa, et à l'issue de cette entrevue, le chroniqueur présenta sa démission.
                      Les associations de journalistes s'indignent contre l'intervention du ministre, les critiques s'élèvent dans les médias, et l'opposition demande des explications au gouvernement. La liberté d'opinion est en jeu car on évoque la censure. Les conséquences de cette affaire divisent même la "majorité" au pouvoir. Rien ne va plus dans le "Royaume du paraître".
                      L'ampleur gigantesque que cette affaire a pris n'est nullement étonnante, dans le sens où il est essentiel de savoir si la démocratie est actuellement bafouée au Portugal.
                  

     Santana Lopes : Déjà le début de la fin ?

    Trois mois à peine après sa nomination, les propos à  l'encontre du premier ministre Santana Lopes , de son manque d'expérience, son manque de maturité politique, ses tactiques usées et autres qualificatifs du genre, sont des réflexions évoquées en permanence.
                       
                      Son populisme trop flagrant et sa façon de tenter de retourner les situations en "en se posant toujours en victime" en cas de problème, n'ont "trouvé preneur" que quand il se cantonnait à ses mandats inachevés de maire. Pour justifier quelques trous inutiles faits dans la rue d'une ville, tous les types de discours peuvent passer. Mais à un poste de premier ministre cela ne fait pas recette. Il faut des stratégies d'une autre envergure pour maintenir un minimum de crédibilité.
                       
                      Santana Lopes en est réduit à devoir faire une élocution télévisée au pays lundi prochain. Ce communiqué aura probablement pour thème l'affaire de la censure. Si c'est le cas, à moins qu'il tente de dévier le sujet par "une pirouette pour gens crédules", il aura le plus grand mal à expliquer la réaction de son ministre. Wait and see...
                       
                      On peut difficilement survivre politiquement en faisant des shows-télévisés et en arborant une belle cravate. La survie requiert une stature et un gabarit qui n'est pas à la portée de qui le voudrait. Durao Barroso l'a d'ailleurs sûrement bien compris en optant pour un poste à Bruxelles, une incroyable aubaine salvatrice survenue juste après sa désastreuse défaite historique aux élections Européennes de juin 2004, et en abandonnant donc son poste de premier ministre d'un pays tombé en délabrement économique depuis sa prise de fonctions.
                       
                      Et aujourd'hui, serais-ce déjà le début de la fin d'une courte histoire pour Santana Lopes ? D'aucuns se demandent... Celui de qui on a dit qu'il était homme de télévison à temps plein et maire à ses heures perdues, se retrouve aujourd'hui accusé de diriger un gouvernement n'acceptant pas les critiques dans ces mêmes médias.
                       
                      Santana Lopes et ses hommes souffrent de fragilité évidente et d'un manque de crédibilité. Cela peut expliquer la réaction de son ministre, ayant démontré faiblesse et panique, mais n'excuse en aucun cas son inadmissible réaction qui a entraîné ce scandale.
                      Une affaire 100% politique
                      Le premier ministre voyant que le vent semble souffler très fort suite à cette grave affaire, a de suite essayé tactiquement de faire passer l'affaire pour non politique, abordant le cas du chroniqueur et oubliant ainsi le plus important... l'intervention de son ministre !
                      Tentative de déviation des regards ? Crainte ? Tactique maladroite politicienne... Cela peut marcher. Mais qui se laissera prendre ? Le Populisme on le sait, ne peut guère coller qu'avec l'analphabétisme. Or l'analphabétisme décroît for heureusement au Portugal. Le populisme y a donc ses jours comptés, comme en Espagne, et sans doute bientôt aux USA et en Grande-Bretagne.
                      Ces quatre pays font d'ailleurs curieusement penser à une photo de famille prise aux Açores en 2003...
                      Cette affaire est donc complètement politique "jusqu'aux bout des ongles de Santana Lopes" ! Car le plus important n'est pas la démission du chroniqueur, mais l'intervention du ministre. Dans une démocratie libérale et pluraliste, il est impensable qu'un gouvernement condamne les propos d'un journaliste ou d'un chroniqueur qui fait son métier, sous prétexte que ce dernier tient des propos qui lui déplaisent.
                       
                      Le Président s'en mêle...
                      Le Président de la République portugaise Jorge Sampaio qui en nommant Santana Lopes a bien prévenu qu'il se maintiendrait en alerte et attentif à certains dérapages, s'est visiblement montré troublé par cette affaire, et a décidé de convoquer les protagonistes.
                      Il est en effet le garant de la démocratie au Portugal, et ne peut accepter qu'elle puisse être menacée par qui que ce soit. Après une entrevue avec le Président, il a été perceptible que Santana Lopes craint le "bâton" du Président, qui a le pouvoir de dissoudre l'assemblée nationale.
                      (Santana Lopes, comme à son habitude, s'est de suite positionné en victime par anticipation, et est même allé jusqu'à menacer le Président des pires ennuis, au cas où il viendrait à dissoudre l'assemblée nationale suite à cette affaire !)
                      Il faut préciser que Santana Lopes n'a pas été élu mais nommé à son poste par le Président de la République, à l'issue du choix de l'ex-premier ministre Durao Barroso, d'abandonner brusquement son poste afin de privilégier sa carrière politique à Bruxelles.
                      Sachant donc que Santana Lopes n'a qu'une légitimité contestée et très relative dans le sens où sa place ne résulte pas d'élections, Le Président Sampaio se doit donc de veiller de près, tel un surveillant d'école ayant toujours un œil alerte sur un élève pouvant à tout moment enfreindre les limites à ne pas dépasser.
                      Jorge Sampaio surveille donc de près, et Santana Lopes poursuit son rituel anticipatif du "J'vous jure, c'est pas moi, Monsieur !"
                       
                      Un seul impératif pour la préservation de la démocratie
                      Il faudrait recourir à la cour Européenne des droits de l'homme, car il est urgent et impératif de savoir au nom de quoi et de quel droit, un ministre se permet de critiquer les propos d'un chroniqueur politique en demandant de sucroît à la haute autorité d'intervenir.
                      Il faut donc savoir si dans la démocratie portugaise, ce gouvernement a légitimement le droit de tenter d'étouffer les voix publiques qui manifestent des propos en sa défaveur, et dans l'affirmative, de savoir de qui émanent "les odres" de censure.
                      Le sens que l'on peut au Portugal encore accorder au mot "Liberté", dépend de la réponse à ces questions.

















    (Source : http://www.portugalmania.com/)
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